L'ART-trose comme l'expression d'une crainte de voir la danse s'enfoncer dans les méandres d'un individualisme dévastateur où nos langues seraient engluées dans la peur maladive du "qu'en-dira-t-on". Cette initiative est un cri d'amour, une main tendue qui souhaite sortir un peu la danse de son mutisme et apporter des couleurs à ce tableau vivant, participant ainsi à son essor et à sa diversité. Extrait éditorial du n°0 / Mars - Avril 1995. L'ART-trose 20 ans après, 1 numéro anniversaire exceptionnel pour... dès qu'on est prêt !.

jeudi 8 septembre 2016

Mais où sont les 7 nains de la danse contemporaine ?

Ce titre afin de partager mon sentiment qu'une attitude récurrente d'engagement de certains acteurs chorégraphiques (depuis plus ou moins d'années), flotte entre 2 eaux politiques. Un "va où le vent t'emportera" en quelque sorte, des personnages dont on ne peut connaître véritablement où ils se situent, les centristes de la danse contemporaine, ils ne prennent jamais pleinement partis, dès qu'il s'agit de se mettre à la table de réelles discussions ou propositions coopératives, ils disparaissent tant à l'écrit qu'à l'oral... Ils sont un peu les défenseurs de la veuve et de l'orphelin, les émmaüs de la danse (mais sans boutique, exception de leur propre échoppe), les bénis oui oui du chorégraphique, les "mais bon, tu sais, il faut leur laisser prendre le temps", les gageures de l'engagement citoyen...

Pourquoi focaliser, me direz-vous sur ces centristes chorégraphiques ? Qui malgré tout, tentent d'avoir une posture engagée et représentative, ils participent à l'état d'immobilisme, donc d'impossibilité des acteurs du secteur à imaginer et proposer une politique plus sociale et solidaire, et à tenter quelques points unitaires ! Ils perpétuent la formule "à quoi bon !" et sont plus dommageables que les "engagés" plus clairement d'un côté ou de l'autre de la barricade !

Ils aiment à rester en lien avec toutes et tous, ils font mines de comprendre (jusqu'à certaines convenances !) et même parfois, de réagir et feindre de vouloir prendre part (discrètement), mais surtout ne pas être partie-prenante, dès que le ton monte un peu, que les paroles accusent et débordent en style, que l'appareil est remis en cause, ils repartent illico, presto dans leur maisonnette, se proposent et participent à tenter de représenter (sans vague) les "libres pauvresses indépendantes" de la danse au sein même du système de Blanche Neige auquel nous appartenons et dont ils ont si peur d'être exclus.

Ils affichent qu'ils sont conscients du dérèglement du système, ils s'offusquent parfois ! Ils voudraient bien l'affirmer plus distinctement, tout en respectant le protocole pyramidal des échanges et convenances pasteurisés depuis 20 ans (Le temps de rien !).

Chez les nains, il y a le patriarche des nains, mais aussi ses assistant.e.s ou disciples, les nains syndiqués et régionaux, les nains de la coordination du système, ceux de la tête dans le guidon et ceux du haut patronat. Mais ce qu'on ne peut pas reprocher aux nains, c'est le travail qu'ils abattent sans relache, d'arrache-pied, oeuvrant à la construction de leurs pierres précieuses chorégraphiques.

Mais tout cela n'est qu'une fable, bien sûr, un conte pour enfant, les 7 nains et Blanche Neige n'existent pas ! En cette période trouble et incertaine, où les mouvements citoyens se ré-inventent et s'organisent, les groupuscules de l'art chorégraphique se referment davantage au sein de ses chapelles, sans dispute et construction possibles ! Signes d'un autre temps, d'un autre régime !

Alléluia !

Philippe Madala - Juillet 2016 - L'Estaque

mardi 5 juillet 2016

Roulement de tambour.

Roulement de tambour.
Mettre son nez dans le guidon
pour mieux se faire maître en danseuse, danseur,
qui écrit l’histoire d'une danse sans la vivre,
danse de la République,
La danseuse de la république,
c’est l’absence de politique culturelle.
Qui a pris le taureau par les cornes ?
NOBODY.
A part les cornes de l’abondance !
J’entends l’hallali qui sonne.
Obsolescence du spectacle vivant.
Je meurs lentement.
MY BODY IS RICH

Frédéric Werlé le 21 juin 2016

lundi 4 juillet 2016

l'ART-trose à Format Danse !


Thermos CND !

Encore absent de l'évènement CND : CAMPING 2016, 
mais j'ai la thermos !

La tournée des POPOTES



C'est un blog initié "by AC PACA" qui propose d'exprimer, relayer et inciter des réflexions, analyses, propositions et actions de politique chorégraphique des acteurs du secteur, qu'ils soient individus, associations, syndicats ou collectifs...

Initiatives / Convergences / Divergences / J'ai la tristesse de vous annoncer / sont les grandes entrées du site. Cela afin de réveiller notre devoir citoyen militant et oeuvrant, de faire mieux circuler les expériences déjà menées, en cours ou en devenir, à soutenir ou à dénoncer, mais aussi d'imaginer et entreprendre une nouvelle politique pour la danse.

Les dés sont jetés, les jeux sont faits, rien ne va plus ! Qu'avons-nous à proposer ? Vous êtes invités à participer ACtivement à toutes les options proposées par ce blog, en tant qu'auteur, partageur d'informations et d'initiatives, communicateur, artisan et coopérateur... A nous !

samedi 30 avril 2016

Anniversaire

Bonjour à toutes et à tous,
On le fêtera l'anniversaire de l'ART-trose c'est sûr, mais quand, cela nous ne le savons pas encore clairement, ni distinctement. La disponibilité et l'énergie à déployer, les économies à cueillir afin de redonner et partager les paroles et traces du danseur 20 ans après, dans une édition imprimée et distribuée nationalement, n'est pas chose facile en cette période déficitaire à tant de niveaux.
Même pour l'autre journal de danse, nous n'échappons pas aux difficultés économiques, aux faits du prince, à la peur systémique des acteurs chorégraphiques (dans leur grande majorité) à écrire et prendre part aux expressions communes, réalistes et concrètes des (dis)fonctionnements (in)égalitaires de nos systèmes organisationnels.

Pourtant toutes et tous nous avons conscience que rien ne va plus, que les jeux sont faits et les règles défaites. Combler les failles ne suffit plus à remplir les cratères d'injustice, il faut rompre, nommer, refonder les critères des êtres ensembles.

Nous sommes toujours là et même en toute discrétion, nous œuvrons dans des rythmes perturbés, presque imperceptibles, mais nous ne lâchons rien... Continuons à inventer, (re)enchanter le monde.

A bientôt avec vous
Philippe Madala