L'ART-trose comme l'expression d'une crainte de voir la danse s'enfoncer dans les méandres d'un individualisme dévastateur où nos langues seraient engluées dans la peur maladive du "qu'en-dira-t-on". Cette initiative est un cri d'amour, une main tendue qui souhaite sortir un peu la danse de son mutisme et apporter des couleurs à ce tableau vivant, participant ainsi à son essor et à sa diversité. Extrait éditorial du n°0 / Mars - Avril 1995. L'ART-trose 20 ans après, 1 numéro anniversaire exceptionnel pour... dès qu'on est prêt !.

dimanche 16 avril 2017

M.A.C. Préalable

2017 ! Une Mutualité des Acteurs Chorégraphiques
M.A.C. Mutualité des Acteurs Chorégraphiques
Avril 2017

dimanche 26 mars 2017

M.A.C. Contributions

Contributions pour Agir ensemble pour la danse aujourd’hui ?
M.A.C. Mutualité des Acteurs Chorégraphiques
Mars 2017

jeudi 8 septembre 2016

Mais où sont les 7 nains de la danse contemporaine ?

Ce titre afin de partager mon sentiment qu'une attitude récurrente d'engagement de certains acteurs chorégraphiques (depuis plus ou moins d'années), flotte entre 2 eaux politiques. Un "va où le vent t'emportera" en quelque sorte, des personnages dont on ne peut connaître véritablement où ils se situent, les centristes de la danse contemporaine, ils ne prennent jamais pleinement partis, dès qu'il s'agit de se mettre à la table de réelles discussions ou propositions coopératives, ils disparaissent tant à l'écrit qu'à l'oral... Ils sont un peu les défenseurs de la veuve et de l'orphelin, les émmaüs de la danse (mais sans boutique, exception de leur propre échoppe), les bénis oui oui du chorégraphique, les "mais bon, tu sais, il faut leur laisser prendre le temps", les gageures de l'engagement citoyen...

Pourquoi focaliser, me direz-vous sur ces centristes chorégraphiques ? Qui malgré tout, tentent d'avoir une posture engagée et représentative, ils participent à l'état d'immobilisme, donc d'impossibilité des acteurs du secteur à imaginer et proposer une politique plus sociale et solidaire, et à tenter quelques points unitaires ! Ils perpétuent la formule "à quoi bon !" et sont plus dommageables que les "engagés" plus clairement d'un côté ou de l'autre de la barricade !

Ils aiment à rester en lien avec toutes et tous, ils font mines de comprendre (jusqu'à certaines convenances !) et même parfois, de réagir et feindre de vouloir prendre part (discrètement), mais surtout ne pas être partie-prenante, dès que le ton monte un peu, que les paroles accusent et débordent en style, que l'appareil est remis en cause, ils repartent illico, presto dans leur maisonnette, se proposent et participent à tenter de représenter (sans vague) les "libres pauvresses indépendantes" de la danse au sein même du système de Blanche Neige auquel nous appartenons et dont ils ont si peur d'être exclus.

Ils affichent qu'ils sont conscients du dérèglement du système, ils s'offusquent parfois ! Ils voudraient bien l'affirmer plus distinctement, tout en respectant le protocole pyramidal des échanges et convenances pasteurisés depuis 20 ans (Le temps de rien !).

Chez les nains, il y a le patriarche des nains, mais aussi ses assistant.e.s ou disciples, les nains syndiqués et régionaux, les nains de la coordination du système, ceux de la tête dans le guidon et ceux du haut patronat. Mais ce qu'on ne peut pas reprocher aux nains, c'est le travail qu'ils abattent sans relache, d'arrache-pied, oeuvrant à la construction de leurs pierres précieuses chorégraphiques.

Mais tout cela n'est qu'une fable, bien sûr, un conte pour enfant, les 7 nains et Blanche Neige n'existent pas ! En cette période trouble et incertaine, où les mouvements citoyens se ré-inventent et s'organisent, les groupuscules de l'art chorégraphique se referment davantage au sein de ses chapelles, sans dispute et construction possibles ! Signes d'un autre temps, d'un autre régime !

Alléluia !

Philippe Madala - Juillet 2016 - L'Estaque

mardi 5 juillet 2016

Roulement de tambour.

Roulement de tambour.
Mettre son nez dans le guidon
pour mieux se faire maître en danseuse, danseur,
qui écrit l’histoire d'une danse sans la vivre,
danse de la République,
La danseuse de la république,
c’est l’absence de politique culturelle.
Qui a pris le taureau par les cornes ?
NOBODY.
A part les cornes de l’abondance !
J’entends l’hallali qui sonne.
Obsolescence du spectacle vivant.
Je meurs lentement.
MY BODY IS RICH

Frédéric Werlé le 21 juin 2016